EDITO :
Les prévisions saisonnières, en extension depuis quelques années, semblent attirer de plus en plus de monde. Même si les prévisions à échéance de plusieurs mois restent encore très délicates à établir, certaines machines parviennent tout de même à établir des "tendances".
Ces machines appelées des "super-calculateurs" peuvent en effet simuler l'atmosphère de façon à retenir une tendance globale sur le mois. Cette tendance globale servant principalement à cibler deux caractéristiques :
- temps à dominante anticyclonique ou dépressionnaire
- températures douces ou froides
Hormis les "super-calculateurs", d'autres paramètres sont également utilisés pour élaborer des prévisions saisonnières comme l'activité solaire ou l'évolution des masses d'air actuelles. Vous comprendrez donc qu'il est encore impossible de savoir le temps précis dans un département à cette échéance mais ces nouvelles technologies nous donnent tout de même un aperçu du temps global.
D'après les observations des dernières années, on peut conclure que les prévisions saisonnières parviennent à cibler de manière correcte la grande tendance en ce qui concerne les températures (excédent ou déficit). Côté précipitations, les résultats sont un peu moins concluants, bien que l'on retrouve souvent les grandes lignes de la prévision. Toutefois, il persiste des erreurs, parfois conséquentes. L'exemple de l'été 2011 et plus particulièrement du mois de Juillet, annoncé comme chaud à très chaud alors qu'il s'est avéré frais et pluvieux est une preuve des limites de ces prévisions.
La prévision saisonnière a donc encore de nombreux progrès à faire et sera amenée à continuer à se développer. Il convient de prendre un certain recul lorsque vous consultez ces bulletins. Ce type de prévisions reste à la phase expérimentale à ce jour et il convient de ne pas s'en servir pour planifier des vacances, par exemple, afin d'éviter la possibilité de lourdes déceptions.