C'est au sud de la Loire que le déficit thermique à la normale s'est voulu le plus marqué, faisant de cette période de grand froid la plus intense depuis 25 ans. Des gelées particulièrement fortes ont été enregistrées dans de nombreuses régions. Les thermomètres se sont abaissés jusqu'à -20°C à Reims (51), -19°C à Mulhouse (68), -17°C à Bergerac (24), -12°C à Toulouse (31) ou encore -10°C à Montpellier (34).
Au final, la vague de froid aura fait 14 morts en France. De nombreux dégâts sont à déplorer dans certaines régions, essentiellement en raison de rupture de canalisations à cause du gel et dégel de celles-ci. Par ailleurs, notre pays a battu son record de consommation d'électricité le Mardi 7 Février aux alentours de 19h00, avec une demande de 100.500 mégawatts, soit 3.500 mégawatts de plus que l'ancien record datant du 15 Décembre 2010.
La vague de froid à échelle Européenne
Cette vague de froid intense a engendré le décès de plus de 620 personnes sur le continent Européen. La Pologne et l'Ukraine, avec respectivement plus de 130 victimes, sont de loin les pays où le bilan est le plus lourd. La Russie avec 110 décès, la Roumanie avec 68 décès et l'Italie avec 45 victimes font également partie des pays les plus durement frappés.
Dans les Balkans, ce sont d'abondantes chutes de neige qui sont responsables de la plupart des décès, isolant les personnes ou causant d'importants accidents routiers. L'Italie a également subit de très fortes intempéries neigeuses. Rome s'est retrouvé sous une couche neigeuse de plus de 20 cm, une situation qui n'avait pas été observée depuis des décennies.
Autre fait marquant de cette vague de froid : le Danube s'est retrouvé entièrement pris par la glace sur de longues étendues, forçant l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie, la Serbie et la Croatie à y suspendre la navigation. Il faut remonter 27 ans en arrière pour retrouver un scénario similaire.
Enfin, les températures se sont abaissées à des niveaux extrêmes en Europe de l'Est, avoisinant parfois la barre des -30°C. On a relevé près de -25°C à Prague. On estime que les deux tiers des décès enregistrés sur le continent Européen sont directement liés à ces températures excessivement basses.